Crêpes avec du maïs dans le dedans

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Bien le bonjour.

Aujourd’hui on ne se casse pas le bol, voici une recette facile, express et économique.

Parfaite pour les quiches en cuisine, les pressés et les fins (voire milieux) de mois.

Si comme moi vous avez toujours dans votre placard une boîte de maïs dont vous ne savez que faire cette recette tombe à pic (j’ai toujours du maïs dans mon placard mais je n’aime pas le manger seul et je ne l’aime pas trop dans les salades composées non plus) (pourquoi j’en achète alors? Parce que).

Pour une douzaine de crêpes (plutôt des choses de la taille de pancakes) :

1 boite de maïs (garanti sans OGM) (c’est marqué sur la boîte) (300g Géant vert), 125g de farine, 2 càc de levure chimique, 2 œufs, 2/3 càs de parmesan (ou tout autre fromage râpé italien) (ça peut le faire avec du gruyère mais bon…), 12cl de lait (c’est précis. 15 feront l’affaire aussi mais dans ce cas j’aime moins la pâte est un peu trop liquide et avec 10 c’est trop épais), sel, poivre, un peu de paprika.

Réserver 2 càs de grains de maïs et mixer tous les autres ingrédients ensemble. C’est grumeleux? C’est normal. Ajouter les grains de maïs (c’est pour donner un peu de relief et de croquant).

Faire cuire des petits tas de pâte comme des pancakes et manger chaud (ou froid, c’est comme on aime, les deux me vont) avec une salade verte.

Ne pas hésiter à bien assaisonner en sel, poivre (ou autre épice que l’on aime) (ou même ajouter des dés de poivrons) pour casser la douceur du maïs.

A comedy a day keeps the bues away

Je profite des vacances et de ce moment béni où l’enfant est toute la journée au centre aéré pour faire plein de choses que je n’ai pas l’occasion de faire en temps normal (merci les rythmes bizarres scolaires et les activités extra chiantes le reste du temps).

Je tricote. Du moins j’essaie. Pour faire simple on va dire que je tricote, que je me plante, que je détricote et que je recommence. C’est le métier qui rentre. Je pense finir un châle en décembre 2015 (tout de même!).

Je cours. Du running je veux dire. Mouahahaha! Ceux qui me connaissent en vrai peuvent rire. Disons que pour l’instant je marche, je trottine, je marche et je couine. J’ai bon espoir de courir la Montpellier Reine en 2016.

Je lis. Des trucs bons (les apparences de Gillian Flynn par exemple), des trucs pas palpitants aussi (comme Paolo Coelho) (zzz…zzz…zzz) (je sais je pourrais laisser tomber mais j’aime pas lâcher un livre).

Et je regarde des comédies romantiques. Personne n’est là pour me déranger ou se moquer de moi.

Je regarde celles que j’aime pour toujours et des nouvelles, mais aucune vue dernièrement (par exemple j’ai vu hier Il était temps avec Rachel McAdams…sympa mais pas transcendant) n’a réussi à bouleverser mon top 5 (le numéro qui leur est attribué ne signifie pas l’ordre de préférence) (c’est randomizer qui s’y est collé) :

1/ Quand Harry rencontre Sally ; indétrônable, indéboulonnable. J’adore les dialogues, Meg Ryan ressemblait encore à quelque chose, New York, la musique.

2/ Hors du temps/ Le temps n’est rien (selon les traductions). The time traveler’s wife en anglo saxon. Tirée d’un livre que j’avais adoré, j’aime aussi le film, qui lui est fidèle. Du coup je te conseille aussi le livre. Et surtout Eric Bana (et Rachel McAdams, cœur sur elle). Le genre de mec dont la beauté n’est pas frappante mais il est charmant. Et surtout il n’est pas Ryan Gosling. Amour, voyages dans le temps, vidange lacrymale assurée.

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3/ Sur la route de Madison ; J’ai hésité à le mettre dans cette top liste parce que pour moi ce n’est pas de la comédie romantique. il n’y a absolument rien de comique là dedans. Mais tout est romantique. Même le fait qu’elle ne parte pas à la fin. Si elle part c’est plus pareil. Si elle quitte tout je ne pleure pas.

4/ Pile & Face ; Le seul film que j’aime avec Gwyneth Paltrow (la femme qui ne veut pas du bien à ton vagin) et l’adorable (en toutes circonstances) John Hannah. Film dans lequel rater ou pas sa rame de métro prend toute sa dimension (et te sauve de la mocheté capillaire).

5/ 4 mariages et un enterrement ; John Hannah encore (alors que beaucoup se pâmeraient sur Hugh Grant)(je ne cite personne), les dialogues et la joyeuse bande de timbrés.

6/ puisqu’il en faut bien un 6ème dans une liste de 5 et que le 3 compte à moitié : 7 ans de séduction, titre moche, A lot like love en anglo saxon, et c’est la première fois que je trouve délicieux Ashton Kutcher. Moi j’aime bien ces histoires où les gens se trouvent, se perdent, se retrouvent pendant des années, ou comment perdre son temps alors qu’on pourrait aller à l’essentiel mais dans ce cas là on n’en ferait pas un film.

Vous noterez qu’aucun film français ne s’est glissé dans cette liste, c’est pas de ma faute, je ne peux pas, j’ai bien essayé, Virginie Efira est délicieuse mais me fait moins rêver que Rachel Macadams. Voir Sophie Marceau séduire Patrick Bruel ou Gad Elmaleh ça me fait pas rire ni pleurer. Ca me fait surtout caguer. J’ai bien aimé l’arnacoeur, voilà, mais au bout de 2 fois je n’ai plus envie de le revoir.

C’est tout pour le moment, lundi c’est la rentrée, retour à la dure réalité des devoirs, des horaires débiles et des sessions d’orthophonie.

Cordialement.

Spaghetti à la Norma

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Bien le bonjour.

Un de mes problèmes (moindre j’en conviens) dans la vie domestique c’est l’élaboration de menus et surtout de menus sans protéine d’origine animale ce qui n’est pas facile quand tu vis avec un homme qui trouve que le poulet n’est pas de la viande.

Dernièrement, à la faveur du printemps et d’un probable « trop plein », il a quand même trouvé qu’il en mangeait trop. Et que désormais il allait manger des pâtes à la place (le riz, la semoule et le quinoa c’est pas trop son truc).

Moi, ça me va, bon sang ne saurait mentir, les pâtes sont inscrites dans mon ADN.

C’est donc parti pour des recettes de pâtes diverses dont je vais vous faire profiter (je vais vous épargner les coquillettes au beurre) (c’est très bon mais je pense que vous saurez faire sans moi).

Ingrédients pour 4 (3 ^^) personnes :

350g de spaghetti, 250 g de tomates pelées, 1 aubergine, 1 gousse d’ail, du pecorino râpé (ici du grana padano mais beaucoup moins puissant en goût), basilic, huile d’olive, sel, poivre.

Faire griller l’aubergine en tranches fines (moi je les découpe en tranches rondes. On peut aussi les couper en long et les découper en morceaux après cuisson mais c’est moins pratique je trouve) dans un peu d’huile d’olive. Les éponger et les réserver.

Faire blondir l’ail dans l’huile (je pense que la recette stipule la gousse entière, ici j’ai préféré la détailler en petits morceaux; attention dans ce cas à ne pas laisser brûler ce qui apporterait un goût amer), puis ajouter les tomates pelées coupées en morceaux, couvrir et laisser cuire 15 min. Ajouter du basilic (frais) à mi-cuisson (j’en avais pas j’ai mis du séché).

Faire cuire les pâtes al dente et les napper de sauce tomate, ajouter les tranches d’aubergine, le fromage râpé et du basilic émincé.

Quant à la question « est ce qu’on peut prendre une autre sorte de pâtes » : sans doute, oui, mais ça dépend ça dépasse, pour moi toutes les pâtes ne vont pas avec toutes les sauces. En clair on ne me fera pas manger de nouilles, coquillettes ou autre petite pâte avec cette sauce. Il faut que ça enrobe 🙂

Buon Appetito!

Grand ménage de printemps

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Bien le bonjour.

Je ne sais pas vous mais moi j’ai une tendance à accumuler. Ça tient de famille c’est comme ça. Mon grand père maternel stockait dans le champ derrière la maison des choses aussi improbables qu’un tracteur un peu rouillé, un préfabriqué rempli de vêtements vintage, des vélos (à peu près une quinzaine), des bouts de motobylettes, des pots, des flacons…. Bon, c’était un peu le bonheur de farfouiller là dedans quand j’étais gosse et ça m’a sûrement donné cette passion de chiner et gratter des vieux trucs dès que j’en ai l’occasion. Ma grand mère paternelle en faisait autant dans son F2 mais elle c’est juste qu’elle était pingre.

Tout ça pour dire que je garde, je stocke les choses (dans la mesure du possible, je vis  en appartement) (j’en ai aussi à la cave et dans le garage de belle maman). Parfois par sentimentalisme (dernièrement j’ai retrouvé mon tee shirt de David Bowie qui date de mes 15 ans, c’est sympa mais à part l’effet vintage à quoi bon, JE NE RENTRE PLUS DEDANS), parfois parce que c’est beau,  parfois juste parce que ça peut servir. Mais non en fait ça sert pas. Jamais. Never.

Mon compagnon rêve d’un appartement un peu comme ce qu’on voit sur les blogs (lol), bien rangé, épuré, clair, avec juste ce qu’il faut de fouillis travaillé pour faire un peu comme si des personnes en chair et en os habitaient là avec un enfant turbulent (lol²).

C’est donc au printemps, comme beaucoup de gens, que je trie (de manière radicale) mes affaires. C’est à peu près la seule fois de l’année. J’essaie vraiment de faire ça seule parce que petita : ça évite les engueulades; petibé : je fais ça en musique et je peux écouter ce que je veux; petitcé : faire le tri ainsi me permet de faire aussi le vide dans ma tête et c’est pas du luxe je sais de source sûre que nous sommes au moins 3 là dedans.

Ai je vraiment besoin de garder 6 paires de collants alors que je suis toujours en jeans? la réponse est bien évidemment non ^^

Ai je besoin de garder tous ces tupperware (plateau pour bidules apéritif, shaker pour sauces, salières,…)(vintage datant de 35 ans certes mais bon…)? Pourquoi donc? Je ne les ai JAMAIS utilisés —> La réponse est non.

Ai je vraiment besoin de garder ces vêtements en taille 38 datant d’avant l’enfant, que PLUS JAMAIS je ne remettrai? Hinhinhin! Drôle de question!

Pareil pour les livres, outre le fait d’avoir une liseuse et par conséquent un gain de place, ai je vraiment besoin de garder tous ces livres que j’ai déjà lus, que je ne relirais probablement pas et qui vont jaunir sur place? oui Non. Sauf les bouquins de cuisine et les vieux livres d’enfants vintage. Et encore…les bouquins de cuisine je veille à ne garder que ceux que j’utilise réellement. Autant dire que le truc sur la cuisine thaïlandaise va passer à la trappe puisqu’en deux ans je ne l’ai jamais utilisé (sans blague j’ai jamais les ingrédients qu’il faut).

Les papiers…je reçois de plus en plus de factures en numérique mais pourquoi stocker des vieux relevés de compte, des avis d’allocations familiales périmés? Je passe à la déchiqueteuse papiers (en plus ça occupe le nain, qui adore ça déchiqueter. Faut juste faire gaffe à la planquer après) (pour savoir quoi et combien de temps garder —> pouic) (de la même manière ne pas hésiter à lacérer les mails de notre ex tant aimé qu’on aura pris soin d’imprimer juste après la rupture. A-t-on encore besoin de se flageller aux orties fraiches 14 ans plus tard? La réponse est encore non).

Je fais plusieurs tas : un « bon coin/vide greniers » (celui ci est le pire puisqu’il incite à garder pour s’en débarrasser plus tard finalement ^^. Mais ce matin je me suis mis un bon coup de pied aux fesses et j’ai fait une session bon coin), un « à donner », un « à jeter ».

J’hésite à lire le livre de Marie Kondo (pouic), sa méthode de trier/ranger a l’air sympa mais saluer/remercier mes objets en rentrant chez moi je sais pas…je bloque, et sans être aussi radicale dans le tri et le rangement je me suis déjà promis de le faire plus souvent et aussi d’essayer de consommer plus « intelligemment » (j’ai résisté à un vernis à ongles en promo avant hier à carrefour, avais-je réellement besoin de ce 3ème vernis rouge? Of course non.)

Cordialement,

Pivoine, libre dans sa tête

Vous prendrez bien un petit coup de perceuse?

Bien le bonjour.

Je sais pas vous mais moi, quand on me parle d’hommes bricoleurs, j’ai des images un peu folles qui me viennent en tête.Susan-and-Mike-739162

Genre ça.

(oh!)

Un homme performant, musclé, légèrement en sueur (slurp) et surtout capable de te visser un truc en deux temps trois mouvements.

Pas comme le mien donc.

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, la maison doit être équipée d’un détecteur de fumée. Nous voilà donc Brendon et moi en ce lundi printanier prêts à poser le biniou.

Durée de l’opération (c’est marqué sur la boîte, je les crois) pour percer 2 trous et insérer le boitier : 15 min.

Et je pense sincèrement que pour le commun des mortels c’est le temps effectif de l’opération.

Pour nous ce fût un peu plus long et compliqué.

(je m’apprête à jeter la pierre dans la cour de l’internet mondial à mon conjoint pour 2 trous alors que la semaine dernière nous avons changé un cumulus. Ça nous a pris 10h mais on l’a fait. Visiblement l’adage « qui peut le plus peut le moins » n’est pas valable pour lui).

9h44 : Brendouille? (c’est moi), il faut qu’on pose le détecteur!

9h45 : je lui demande s’il a la notice. Il me répond qu’il n’y en avait pas.

9h46 : choix de l’emplacement.

9h52 : escabeau installé à l’endroit choisi.

9h53 (Brendon sur l’escabeau) : où j’ai mis mon crayon à papier?

9h54 : son assistante lui porte un (nouveau) crayon à papier.

9h55 : les marques sont prises.

9h57 : putain mais comment ça se met déjà une mèche?!

10h00 : ça veut pas rentrer! J’ai pas pris la bonne mèche?

10h02 : (change de mèche) putain mais comment ça se met déjà une mèche?! (comique de répétition)

10h05 : humm…je sais pas si j’ai percé droit moi…

10h06 : 1er trou percé. Pas droit droit mais percé.

10h10 : cherche ses lunettes de soleil. Très inutile dans un couloir mais conseillé pour ne pas prendre de poussière dans les yeux. Moi je suis réfugiée dans la salle de bain au cas où je prendrais de la poussière. Ou une mèche. On n’est jamais trop prudente.

10h12 : n’a pas trouvé ses lunettes (et son assistante est je le rappelle planquée dans la salle de bain) mais attaque le 2ème trou.

10h14 : oups.

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10h17 : Bon…je crois qu’il nous faut des tenailles.

10h18 : où sont mes tenailles?

10h20 : la mèche restée coincée dans le plafond est enlevée.

10h21 : on prend des mesures pour un autre trou, celui ci est un peu (juste un peu) massacré.

10h22 : où j’ai mis mon rayon à papier?

10h24 : putain mais comment ça se met déjà une mèche?!

10h26 : l’assistante se moque un peu sur facebook.

10h27 : ah! Ça c’est un bon trou bien fait! C’est rentré comme papa dans maman!

10h28 : Brenda, chevilles!

10h29 : putain mais pourquoi elle rentre pas cette cheville, j’ai pas fait un trou assez large?

10h30 : Brenda, maillet! Tu vas rentrer oui ou merde?! (il parle à la cheville, aucune assistante n’a été maltraitée durant le montage).

10h33 : les 2 chevilles sont rentrées, restent les vis à euh…visser.

10h35 : sort sa mallette visseuse/dé-visseuse électrique (faudrait pas non plus se faire des ampoules).

10h36 : hum…c’est dans quel sens déjà que ça visse?

10h38 : 1ère vis posée (hourra!)

10h39 : la 2ème est récalcitrante. Il semblerait que le trou n’ait pas été percé assez profond, la vis coince. Elle dépasse un peu mais c’est pas grave, on va placer le boitier quand même.

10h42 : fatalement la vis qui dépasse empêche le boitier d’être clipsé.

10h43 : se rend bien compte qu’il ne sait pas percer.

10h44 : l’assistante ose un trait d’humour en proposant de prendre des cours de bricolage avec Leroy Merlin.

10h45 : idée de génie! Il va dévisser cette vis trop longue pour le trou et prendre une vis plus courte (y en a là dedans hein?).

10h46 : farfouille dans son barda.

10h48 : a trouvé LA vis.

10h50 : hum…c’est dans quel sens déjà que ça visse?

10h52 : on y est !!

10h53 : regarde sur le site de Leroy Merlin comment insérer la pile. Faudrait pas tout faire foirer au dernier moment.

10h55 : le boitier est posé!

10h56 : essai de l’alarme. Ça fonctionne.

10h58 : l’assistante retrouve la notice!!

YFoKeTu

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Bien le bonjour.

L’homme est atteint d’un syndrome : la Manie d‘Yfoketu.

Ça le prend n’importe quand, n’importe où, c’est complètement incontrôlé. Le seul symptôme constant c’est que ça se passe en ma présence.

Ainsi, en train de préparer une machine à laver : Yfoketu  laves le bac de lessive.

Dans la salle de bain : Yfoketu remettes du savon dans le distributeur.

A tout moment de la journée : Yfoketu penses à faire cette lettre pour Trucmuche / Fasses la poussière/ Me coupes les cheveux / Tries les fringues de l’enfant / appelles MA (sa!) mère / penses à nettoyer les rideaux / prennes rendez vous chez l’allergologue / penses à racheter des coton tiges.

Liste non exhaustive et susceptible d’être modifiée à tout instant.

Face à cette maladie visiblement sans traitement, j’ai choisi une thérapie de choc : celle de TaPluKA.

Le sujet atteint d’Yfoketu est alors contraint de se sortir les doigts du derrière (Yfoketu me sortes les doigts du cul) (tout seul on a dit bordel!!) et de vaquer aux tâches susnommées par lui même.

Ça marche!!!

 » Sous les couvertures  » de Bertrand Guillot (#MRL14)

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Bien le bonjour.

Dernier jour de l’année, dernier jour aussi pour publier mon avis dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister (c’est tout moi ça, l’urgence, dernier moment) (rappelons que les vacances scolaires ne sont pas des vacances pour tout le monde) (pour avoir 1h de tranquillité et accès à l’ordinateur j’ai du attacher le petit à la cave) .

L’année dernière j’avais eu la joie de lire « La garçonnière » d’Hélène Grémillon, cette année j’ai choisi « Sous les couvertures » de Bertrand Guillot. Un livre choisi vite, attirée par le pitch :

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…

L’histoire d’un vieux libraire qui n’a pas su s’adapter au  nouveau marché et dont la librairie décline. À ses cotés une apprentie libraire, pleine d’idées pour redonner un coup de jeune à la librairie, mais dont il n’écoute pas les conseils. Sa désillusion de mettre en avant les livres qui « marchent » et pas ceux qu’il aime.

Dans la boutique, quand  la nuit est tombée, les livres, (qui portent des noms tels que « Vieille Gloire » « Mauve », « Conteur » « Premier Roman » inspirés par leurs auteurs ou couvertures), s’éveillent et discutent.On va suivre ainsi leur rébellion, leur stratégie pour atterrir eux aussi sur la table des best sellers et plus dans le carton des invendus promis au pilon. On se rendra compte que les livres peuvent être comme les humains, jaloux, passionnés, gentils….pétris d’émotions (et pratiquer l’onanisme, scène d’anthologie !)

Au delà de ce conte peu commun, j’ai beaucoup aimé ces portraits du monde des livres où on croise tour à tour jeune apprentie libraire passionnée, jeune auteur, académicien, (même un peu de blogueuse littéraire ^^ )

Depuis que Mathilde tenait une chronique régulière au journal, elle ne mettait plus guère les pieds dans une librairie qu’à l’occasion de soirées dédicaces avec auteur, éditeur, cacahuètes et vin blanc. Et elle n’avait sans doute plus acheté de roman depuis des mois.

le monde des salons et des prix littéraires et de la production de masse pas toujours qualitative. J’ai réfléchi sur ma propre consommation des livres (surtout cette année où je suis passée au numérique) , sur la façon dont je choisis un livre en librairie (ça m’arrive encore si si), sur la disparition de vraies librairies de quartier au profit de géant de la consommation…

Tu ne peux pas te déplacer, banane.

– Certes. Mais je peux envoyer des ondes Bluetooth.

Un livre drôle et tendre qui ne m’a pas fait regretter mon choix (et pas regretter de ne pas avoir choisi Olivier Adam) (hein?) (non j’ai rien dit) que je conseille à tous les amoureux des livres et à ceux qui aiment les livres peu ordinaires.

Merci à Price Minister et à Oliver!