A comedy a day keeps the bues away

Je profite des vacances et de ce moment béni où l’enfant est toute la journée au centre aéré pour faire plein de choses que je n’ai pas l’occasion de faire en temps normal (merci les rythmes bizarres scolaires et les activités extra chiantes le reste du temps).

Je tricote. Du moins j’essaie. Pour faire simple on va dire que je tricote, que je me plante, que je détricote et que je recommence. C’est le métier qui rentre. Je pense finir un châle en décembre 2015 (tout de même!).

Je cours. Du running je veux dire. Mouahahaha! Ceux qui me connaissent en vrai peuvent rire. Disons que pour l’instant je marche, je trottine, je marche et je couine. J’ai bon espoir de courir la Montpellier Reine en 2016.

Je lis. Des trucs bons (les apparences de Gillian Flynn par exemple), des trucs pas palpitants aussi (comme Paolo Coelho) (zzz…zzz…zzz) (je sais je pourrais laisser tomber mais j’aime pas lâcher un livre).

Et je regarde des comédies romantiques. Personne n’est là pour me déranger ou se moquer de moi.

Je regarde celles que j’aime pour toujours et des nouvelles, mais aucune vue dernièrement (par exemple j’ai vu hier Il était temps avec Rachel McAdams…sympa mais pas transcendant) n’a réussi à bouleverser mon top 5 (le numéro qui leur est attribué ne signifie pas l’ordre de préférence) (c’est randomizer qui s’y est collé) :

1/ Quand Harry rencontre Sally ; indétrônable, indéboulonnable. J’adore les dialogues, Meg Ryan ressemblait encore à quelque chose, New York, la musique.

2/ Hors du temps/ Le temps n’est rien (selon les traductions). The time traveler’s wife en anglo saxon. Tirée d’un livre que j’avais adoré, j’aime aussi le film, qui lui est fidèle. Du coup je te conseille aussi le livre. Et surtout Eric Bana (et Rachel McAdams, cœur sur elle). Le genre de mec dont la beauté n’est pas frappante mais il est charmant. Et surtout il n’est pas Ryan Gosling. Amour, voyages dans le temps, vidange lacrymale assurée.

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3/ Sur la route de Madison ; J’ai hésité à le mettre dans cette top liste parce que pour moi ce n’est pas de la comédie romantique. il n’y a absolument rien de comique là dedans. Mais tout est romantique. Même le fait qu’elle ne parte pas à la fin. Si elle part c’est plus pareil. Si elle quitte tout je ne pleure pas.

4/ Pile & Face ; Le seul film que j’aime avec Gwyneth Paltrow (la femme qui ne veut pas du bien à ton vagin) et l’adorable (en toutes circonstances) John Hannah. Film dans lequel rater ou pas sa rame de métro prend toute sa dimension (et te sauve de la mocheté capillaire).

5/ 4 mariages et un enterrement ; John Hannah encore (alors que beaucoup se pâmeraient sur Hugh Grant)(je ne cite personne), les dialogues et la joyeuse bande de timbrés.

6/ puisqu’il en faut bien un 6ème dans une liste de 5 et que le 3 compte à moitié : 7 ans de séduction, titre moche, A lot like love en anglo saxon, et c’est la première fois que je trouve délicieux Ashton Kutcher. Moi j’aime bien ces histoires où les gens se trouvent, se perdent, se retrouvent pendant des années, ou comment perdre son temps alors qu’on pourrait aller à l’essentiel mais dans ce cas là on n’en ferait pas un film.

Vous noterez qu’aucun film français ne s’est glissé dans cette liste, c’est pas de ma faute, je ne peux pas, j’ai bien essayé, Virginie Efira est délicieuse mais me fait moins rêver que Rachel Macadams. Voir Sophie Marceau séduire Patrick Bruel ou Gad Elmaleh ça me fait pas rire ni pleurer. Ca me fait surtout caguer. J’ai bien aimé l’arnacoeur, voilà, mais au bout de 2 fois je n’ai plus envie de le revoir.

C’est tout pour le moment, lundi c’est la rentrée, retour à la dure réalité des devoirs, des horaires débiles et des sessions d’orthophonie.

Cordialement.

 » Sous les couvertures  » de Bertrand Guillot (#MRL14)

Sous-les-couvertures

Bien le bonjour.

Dernier jour de l’année, dernier jour aussi pour publier mon avis dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister (c’est tout moi ça, l’urgence, dernier moment) (rappelons que les vacances scolaires ne sont pas des vacances pour tout le monde) (pour avoir 1h de tranquillité et accès à l’ordinateur j’ai du attacher le petit à la cave) .

L’année dernière j’avais eu la joie de lire « La garçonnière » d’Hélène Grémillon, cette année j’ai choisi « Sous les couvertures » de Bertrand Guillot. Un livre choisi vite, attirée par le pitch :

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…

L’histoire d’un vieux libraire qui n’a pas su s’adapter au  nouveau marché et dont la librairie décline. À ses cotés une apprentie libraire, pleine d’idées pour redonner un coup de jeune à la librairie, mais dont il n’écoute pas les conseils. Sa désillusion de mettre en avant les livres qui « marchent » et pas ceux qu’il aime.

Dans la boutique, quand  la nuit est tombée, les livres, (qui portent des noms tels que « Vieille Gloire » « Mauve », « Conteur » « Premier Roman » inspirés par leurs auteurs ou couvertures), s’éveillent et discutent.On va suivre ainsi leur rébellion, leur stratégie pour atterrir eux aussi sur la table des best sellers et plus dans le carton des invendus promis au pilon. On se rendra compte que les livres peuvent être comme les humains, jaloux, passionnés, gentils….pétris d’émotions (et pratiquer l’onanisme, scène d’anthologie !)

Au delà de ce conte peu commun, j’ai beaucoup aimé ces portraits du monde des livres où on croise tour à tour jeune apprentie libraire passionnée, jeune auteur, académicien, (même un peu de blogueuse littéraire ^^ )

Depuis que Mathilde tenait une chronique régulière au journal, elle ne mettait plus guère les pieds dans une librairie qu’à l’occasion de soirées dédicaces avec auteur, éditeur, cacahuètes et vin blanc. Et elle n’avait sans doute plus acheté de roman depuis des mois.

le monde des salons et des prix littéraires et de la production de masse pas toujours qualitative. J’ai réfléchi sur ma propre consommation des livres (surtout cette année où je suis passée au numérique) , sur la façon dont je choisis un livre en librairie (ça m’arrive encore si si), sur la disparition de vraies librairies de quartier au profit de géant de la consommation…

Tu ne peux pas te déplacer, banane.

– Certes. Mais je peux envoyer des ondes Bluetooth.

Un livre drôle et tendre qui ne m’a pas fait regretter mon choix (et pas regretter de ne pas avoir choisi Olivier Adam) (hein?) (non j’ai rien dit) que je conseille à tous les amoureux des livres et à ceux qui aiment les livres peu ordinaires.

Merci à Price Minister et à Oliver!