Le Remplaçant

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Ce matin la maitresse de mon fils est absente. Je me demande comment ils vont être répartis dans les classes étant donné qu’elle n’est pas remplacée et qu’une autre enseignante est absente. Au pire (au mieux?), il fait beau et doux, foutez moi ça dehors dans la cour avec un ballon (j’ai de grands principes d’éducation. Le ballon prisonnier en est un).

Quand j’étais petite, je n’étais pas grande, j’habitais dans un village petit lui aussi et l’école primaire ne comportait que deux classes (cp/ce1/ce2 et cm1/cm2). Bazar vous dîtes-vous? Non. Bonheur. Je pense que le nombre d’élèves réunis des 2 classes n’atteignait pas le nombre d’élèves contenus dans la classe en zone très urbaine de ce2 de mon fils aujourd’hui (je pense d’ailleurs que si l’éducation nationale avait le loisir de construire des salles plus grandes ce ne serait pas 30 élèves par classe mais 40. Tant qu’on peut on bourre).

Bref.

La maîtresse était brune, bien plantée et très impressionnante. On faisait des activités chouettes en travaux manuels, nos feuilles de cours dupliquées fraichement sentaient encore l’alcool de la machine à polycopier (je reniflais), la colle Cléopâtre était notre amie (je reniflais), nos bureaux étaient en bois, solides avec les trous pour mettre les encriers que nous n’avions pas puisqu’on écrivait au BIC. Tout de même.

Si j’aimais bien ma maitresse j’étais toute aussi réjouie quand elle était absente car LE remplaçant arrivait. Toujours le même (l’éducation nationale faisait parfois bien les choses. Ou alors c’était parce que nous étions réellement paumés dans la pampa et qu’aucun n’était disponible à des lieues à la ronde).

Mr Dumont (avec un T) portait un gilet en laine un peu défraichi, un velours et une casquette. Il avait aussi une barbe noire, une silhouette dégingandée (il était tout en os ce que la maitresse était en courbes) et surtout sentait la campagne. Si j’étais plus précise je dirais même qu’il fleurait bon la garrigue et peut être même les chèvres (tiens, je me rends compte tout à coup que mes souvenirs sont très olfactifs)(et NON je ne reniflais pas le remplaçant).

Je l’aimais beaucoup car il était doux, attentif, patient, que la classe était beaucoup plus cool (ça oui, garnements un jour garnements toujours) et surtout je ressentais un formidable sentiment de liberté. Je me souviens que lorsqu’on nous annonçait l’arrivée de Mr Dumont c’était un peu la fête, pour un peu nous aurions tous pu bruler nos cahiers dans un grand feu de joie et danser autour seulement vêtus de couronnes de fleurs des champs dans les cheveux en fumant des gros joints. Si nous n’avions pas 8 ans j’entends.

Un remplaçant comme l’éducation nationale devrait avoir plus souvent dans ses fichiers, que je souhaite à mon fils de rencontrer un jour, lui le carré qu’on veut faire rentrer dans un rond. Un instit qui, s’il ne vous fait pas travailler comme une brute, vous fait au moins aimer l’école et ne vous force pas à rentrer dans des petites cases toutes étriquées.

 

Curry de légumes

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Voilà une recette un peu « fous y tout » que j’ai réalisé avec des carottes, des courgettes et quelques tomates cerises car c’est tout ce qui me restait au fond du bac à légumes mais on peut aussi mettre (en plus) des aubergines, des blettes ou épinards, de la patate douce, bref ce qu’on a ou ce qu’on aime.

Pour 2/3 assiettes j’ utilisé 2 courgettes (petites) et 4 belles carottes, de l’oignon (1/4), 1 gousse d’ail, du lait de coco (2 verres), 2 càs de curry en poudre, le jus d’ 1/2 citron vert (et de la coriandre fraiche pour la fin, ce qui est tout à fait facultatif, je ne sais pas si on on en met habituellement dans les curry mais je ne peux pas m’empêcher de mettre de la coriandre partout quand j’en ai dans mon réfrigérateur).

J’ai fait revenir dans une poêle l’ail et l’oignon émincé (sans les faire brûler attention), ajouté les légumes (courgettes en dés et carottes en rondelles), les tomates cerises (pour info j’en ai mis une poignée, celles qui restaient, désœuvrées). Saupoudrer de curry et faire revenir quelques secondes. Ajouter le lait de coco (2 verres, ce qui a couvert mes légumes. En réduisant cela a suffit à faire une sauce onctueuse), puis le jus d’un demi citron vert. Quand j’ai des pickles indiens (au citron et piment) j’en mets quelques petits morceaux (pas beaucoup, ça arrache malgré la notion de « doux » apportée à l’étiquette ^^).

Faire mijoter à feu doux (avec un couvercle sur le dessus) pendant à peu près une 20/30 minutes (il faut goûter Brenda, quand les légumes sont cuits — > c’est prêt ;-)). Parsemer de coriandre à la fin si on est coriandre addict.

Servir avec du riz Basmati (ou pas), des galettes de pois chiches ou des naans (que j’ai pour l’occasion lamentablement ratés mais dont tu pourras trouver une recette express et simple chez Selky).

To do List de 2016

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Pas de résolutions en ce début d’année. Pas que je n’aime pas ça mais je sais pertinemment qu’en ce qui concerne les bonnes (en prend-on de mauvaises?) je ne m’y tiendrai pas. En 2015 j’ai essayé de courir et j’ai arrêté à la première ampoule (crampe, point de côté), j’ai tenté de soutenir moralement, virtuellement et physiquement la copine qui se lançait dans le TBC. J’ai craqué à la fin de la deuxième semaine. J’ai ainsi découvert que j’avais des muscles dans les cuisses dont je ne soupçonnais pas l’existence. J’ai aussi dit que j’irai nager mais me mettre en maillot est toujours un calvaire (pis j’ai froid) donc j’ose à peine dire que j’aimerais essayer le yoga en 2016. Pour le côté méditation et relaxant uniquement car pour le côté physique j’ai bien peur de ne pas arriver à me plier/déplier.

Je ne tenterai pas non plus d’arrêter de fumer, de manger totalement sans gluten ou végétarien sauf si une loi m’y oblige, d’être plus gentille avec les autres (ma première pensée le 1er janvier au matin était loin d’être bienveillante. Oups, c’est raté pour mon karma !), de me mettre au régime (je viens d’acheter de quoi faire une tartiflette, je garde mes capitons en 2016, c’est toujours ça que les impôts n’auront pas)…

Faire une bucket list me parait très ambitieux, ces listes à n’en plus finir avec des intentions claires et précises me font un peu flipper (il se passe quoi après? C’est la fin, la mort?) et surtout, quand je les lis chez les autres, waouh…des projets de bout du monde, de choses improbables à visiter, de réalisations personnelles et sportives à accomplir, de langues/instruments  à apprendre me paraissent tout bonnement irréalisables dans ma vie.

C’est pourquoi je m’en tiendrai sobrement à une To do list complètement réalisable sans trucages ^^

Donc au programme de 2016 :

  • Continuer à faire les quelques gestes pour la planète . Recyclage, acheter au marché, bio quand je peux, moins d’emballages, moins de viande (c’est déjà largement le cas mais je persévère), attention à la consommation d’eau, au gaspillage alimentaire, transports en commun plutôt que voiture (ah mince..c’est vrai que je n’ai toujours pas le permis), arrêter d’acheter et de consommer bêtement et souvent sur des impulsions…
  • Être la plus bienveillante possible avec mon fils et mon chéri (les autres repassez en 2017). Pour être ainsi plus zen moi-même (d’où le yoga) (on en reparle).
  • Arrêter de dire « Vite! Vite! Dépêche toi ! On va être en retard ». Je me rends bien compte que c’est un truc qui me stresse et stresse l’enfant. Pressés pour aller où? Bref, j’essaie de me corriger (et surtout de corriger mon compagnon). Par contre les gros mots, mes couilles (je l’aime bien celui-ci) je continue.
  • Utiliser uniquement des produits ménagers et produits cosmétiques que j’aurai fabriqués avec mes blanches mains. J’ai acheté le livre de Raffa « le grand ménage » pour une maison propre naturellement  et ce matin j’ai acheté les premiers ingrédients pour faire mes mixtures. J’en ai ras le bol des produits ménagers multiples, inutiles et polluants. (je remercie au passage Memy pour son « sponsoring » cosmétique 😉 ).
  • Commencer et terminer un châle en dentelle (défi!).
  • Aller plus souvent à la mer (et hors saison).
  • Trouver enfin le style de fringues qui soit en harmonie avec mon corps et mon esprit (et c’est pas facile).
  • Partir en vacances. Ça peut paraître con mais pas quand ça fait 10 ans que t’es pas partie à plus de 80 kilomètres de chez toi.
  • M’investir dans une association, un truc bénévole, bref j’ai l’idée, l’envie mais il me faut juste le coup de pied aux fesses.
  • Et en parlant de fesses essayer de me sortir les doigts de celles-ci pour utiliser mes cartes de visite professionnelles qui attendent bien sagement dans leur carton au fond d’un placard. « Si tu ne viens pas à Lagardère… »

Voilà en gros l’orientation de 2016, c’est pas violent niveau changement mais c’est réalisable. Pour le reste : Paix sur terre aux hommes de bonne volonté et que le cul pèle aux autres (et surtout que leurs bras soient trop courts pour qu’ils ne puissent pas se gratter).

(cordialement)

C’est lundi, c’est blinis

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Bien le bonjour.

Longtemps j’ai acheté mes blinis sous vide. Jusqu’au jour où MaO m’a dit « Malheureuse! C’est trop facile et rapide (et tellement meilleur) de les faire soi-même! »

Et elle avait raison, adieu le côté caoutchouteux des trucs sous vide, c’est plus économique (même si j’avoue que lideul est imbattable sur les prix ^^) (additifs compris), c’est vraiment facile et rapide. On les mange avec tout : saumon ou truite fumée, houmous, rillettes de poisson, kiptiki, tarama …

Elle m’a donc donné la recette que je vous livre ici même, pour les fêtes on va en bouffer du saumon :

Pour une vingtaine de blinis :

1 pot de yaourt (type bulgare je prends et on garde le pot pour faire mesure), 1 œuf, 1 pot de farine, 1/2 sachet de levure et 1 pincée de sel.

On mélange donc tous les ingrédients sans faire de grumeaux, on laisse reposer 1h (ou pas. Personnellement je les fais souvent dans la foulée) et on faire cuire dans une poêle légèrement huilée (tourne/retourne), ça va super vite, dès que ça fait des bulles je change de face.

Bon, d’accord c’est pas très régulier, je suis brouillon que voulez-vous (surtout aujourd’hui où j’ai faim et où les rillettes de saumon m’attendent), mais en s’appliquant un peu on peut obtenir des blinis de même taille.

Cordialement.

 

 

{DIY} Shampoing solide maison

{ceci n'est pas un fromage de chèvre}
{ceci n’est pas un fromage de chèvre}

Bien le bonjour.

Un jour une copine m’a donné un shampoing solide made in lush. J’ai adoré, j’ai racheté, plusieurs fois. Et un jour je me suis dit que ce ne serait peut être pas si bête d’investir dans quelques ingrédients pour les faire « maison ».

J’ai compulsé quelques blogs, fouiné sur aromazone et commandé le matériel pour quelques dizaines d’euros (petits fouets, contenants, trucs gradués au ml ou gramme près et les composants). 40€ en fait. C’est un minimum d’investissement, sachant que les choses graduées vont me resservir et certains composants aussi (les protéines de soie par exemple) (à condition toutefois de bien les conserver et de bien faire gaffe à la date limite après ouverture etc) et que pour cette somme j’ai aussi acquis des ingrédients pour faire mon propre après-shampoing.

Pourquoi le faire à la maison? Parce que c’est la suite logique de mon envie de moins de merdouilles dans mes produits cosmétiques et au moins je sais à peu près ce que je mets dedans (petita), à 10€ (en moyenne) le pain chez lush c’est tout de même plus économique de le faire soi même (petibé) et c’est personnalisable et ça c’est drôlement rigolo (peticé).

Pour faire simple et bref pour une première fois je ne suis pas partie en free style et j’ai suivi une des recettes proposées par aromazone (en supprimant le mica nacré et une huile essentielle de géranium; Le géranium c’est puissant en odeur et j’ai craint que ce soit trop fort). C’est celle ci.

Mon avis après fabrication et plusieurs utilisations : c’est très simple à faire, avec les quantités indiquées sur la recette j’ai fait les 2 petits pains en photo, pas besoin d’avoir du high level en cosmétiques. Après plusieurs semaines d’utilisation je n’ai rien à remarquer de spécial, le pain mousse bien, sent bon mais pas trop fort (peut être que j’aurais dû mettre le géranium pour sentir plus fort finalement ^^), je n’ai pas le poil plus brillant mais en tout cas il n’est pas plus terne!

Comme je suis bonne pâte, j’ai fait tester à une cobaye (non rémunérée). Voici son avis :

Moi : Bien le bonjour! est ce que je pourrais avoir ton retour après utilisation sur le shampoing? merci.

Elle : Bonjour madame.

 Alors il fait le poil doux. Ça gratte pas après quelques jours comme avec les trucs du commerce. Les cheveux regraissent moins vite. Faudrait peut être qu’il hydrate un peu plus ou un soin après shampooing. Du fait qu’il n’alourdisse pas le cheveux ces derniers sont un peu tous fous. Mais sinon je suis conquise. Ça mousse comme il faut. Facile à rincer. Parfum très subtil une fois mouillé. (je sens qu’elle aussi regrette un peu le géranium. Bref).

Je n’ai qu’une envie c’est recommencer mais en essayant de personnaliser davantage ma recette, me renseigner plus sur les propriétés des différentes propriétés des huiles, beurres et autres macérats (et arriver à les retenir!). Prochaine étape (c’est un peu plus complexe je crois) : l’après shampoing. Stay tuned.

Tarte courgettes /chèvre

Bien le bonjour. Me voici de retour avec une recette d’une logique implacable en ces premiers froids : une recette de tarte salée qui sent bon le soleil et les herbes de Provence. Un baroud d’honneur de la courgette et du thym avant d’attaquer les soupes de butternut et autres poireaux, car oui Micheline, même […]

Volaille /épices cajun & pommes de terre grenaille au four

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Bien le bonjour.

J’ai bien conscience d’être un peu à contre courant de la tendance vous proposant aujourd’hui une recette avec de la VIANDE. Et des patates. + un peu de gras. Combo pas healthy du tout.

Vous noterez l’absence totale de légumes verts et autres graines germées de cette assiette (je vais de ce pas me flageller aux orties fraiches et avaler 2 verres de jus de kale aux graines de chia en pénitence).

Ingrédients (pour 2 personnes) (et des escalopes de taille normale) :

2 blancs de poulet (ou escalopes de dinde, ça marche aussi, il faut juste revoir le temps de cuisson à la baisse) (en l’occurrence sur la photo c’est de la dinde), 1/2 c. à café de paprika, 1/8 c. à café de poivre (un mélange de poivre et de baies roses du  moulin pour moi, je trouve ça plus parfumé que du poivre blanc ou noir déjà moulu), 1/8 c. à café de sel, 1/4 c. à café de poivre de Cayenne, 1/4 c. à café de cumin moulu, 1/4 c. à café de thym séché, (on peut aussi mettre un peu de poudre d’oignons séchés mais ça j’ai point), un peu d’huile.

Je mélange les épices dans un sac (vide et propre) de congélation puis je glisse une à une les escalopes et je secoue tout ça pour que les épices enrobent bien la viande (normalement on met une seule face d’épices mais moi j’aime bien avoir une croûte tout autour) (et surtout c’est pas fort ou piquant, juste parfumé).

Je les glisse sur une feuille de papier sulfurisé légèrement huilée à four chaud (180°) pendant une dizaine de minutes (vérifier la cuisson selon l’épaisseur de l’escalope. (à noter que j’ai essayé de les cuire une fois à la poêle et j’ai trouvé que les épices avaient un goût de cramé assez désagréable).

Nota bene : ça fonctionne aussi très bien sur des pilons de poulet (on laisse la peau, teamgras oblige), cuits au four aussi, parfait pour les repas d’été ou apéros où l’on ne fait pas que boire et où on dine aussi (limite je préfère les pilons de poulet que le blanc, c’est moins sec).

Pour les pommes de terre grenaille il suffit juste de les laver et frotter un peu sans les éplucher surtout ( le meilleur est dans la peau), les enrober d’huile, de sel, de thym et les poser sur la lèche frites du four et cuisson à 180° 10 minutes d’un côté, les retourner et 10 minutes encore.

Je vous laisse faire le calcul pour savoir quand mettre les escalopes au four pour que la fin de cuisson des pommes de terre et celle de la viande tombent en même temps.(de rien)